Il y a des restaurants où l’on va pour bien manger. Et puis il y a ceux où l’on va pour vivre quelque chose. Hana Korean Steakhouse marie clairement les deux.
Pour la fête de mon chum, j’avais envie d’un repas marquant. Le genre de soirée qui s’étire, où chaque service devient un moment en soi. Le choix s’est donc arrêté sur le 9 services Omakase, et honnêtement, difficile d’imaginer meilleur cadre pour célébrer.
Ce qui distingue aussi Hana, c’est que les viandes sont grillées directement à la table par l’équipe. Les serveurs et serveuses se relaient pedant les services, chacun apportant son rythme et son attention aux détails. Cette collaboration constante crée une dynamique où la cuisson est toujours juste, le timing impeccable et l’expérience incroyablement fluide.
On sent un vrai travail d’équipe en salle, où chaque intervention est pensée pour que tout se déroule parfaitement, du premier service jusqu’au dernier.



Le plaisir de retrouver quelqu’un qu’on suit depuis des années
En bonus: notre service était assuré par Olivier, un ami rencontré il y a 7 ou 8 ans dans un autre restaurant. Depuis, on le suit dans ses différentes aventures culinaires. Retrouver quelqu’un qui connaît son métier sur le bout des doigts, qui comprend le rythme d’une table et sait lire ses clients, ça change tout. Ici, le service n’est pas juste impeccable, il est incarné.


Une ambiance élégante… et bien vivante
Le décor est magnifique : chaleureux, feutré, mais sans être rigide. Le feu au centre de la table crée instantanément un sentiment de partage. C’est vivant, c’est animé, c’est clairement un lieu où l’on célèbre.
Bon, soyons honnêtes : la table de huit derrière nous criait pas mal. Un peu loud, oui. Mais en même temps… ils avaient l’air d’avoir énormément de plaisir. Et dans un restaurant qui célèbre le partage et la convivialité, ça fait aussi partie de l’expérience.
Le menu omakase : se laisser guider, sans retenue
On a choisi la sélection du chef en 9 services, un menu pensé comme un véritable parcours autour du bœuf, du feu et du partage. Une expérience progressive, où chaque plat a sa place et son intention.
Le repas débute avec un consommé de bœuf, profond et réconfortant, qui ouvre l’appétit tout en installant immédiatement le ton de la soirée.
La suite s’enchaîne avec une série de plats raffinés et parfaitement exécutés :
- Tartelette de bœuf en tartare, délicate et précise
- Toast de crevettes, pour une touche iodée et croustillante
- Filet mignon et truffe, un duo irrésistible, où la truffe est utilisée avec justesse et élégance
- Contre-filet vieilli 31 jours et graines de moutarde, savoureux et complexe
- Huîtres, pour une pause fraîche et saline
- Faux-filet et oursins, une combinaison riche et décadente
- Onglet et kosho, coup de cœur absolu pour la tendreté et l’intensité de la viande
- Hansang, galbi et soupe sundubu, une finale salée aux accents profondément coréens








Tout au long du repas, les viandes sont grillées directement à la table par les serveurs, qui se relaient d’un service à l’autre. Cette collaboration constante crée une expérience fluide et parfaitement orchestrée, où la cuisson est toujours juste et le rythme impeccable.


Le repas s’est conclu par une crème glacée, simple et rafraîchissante, une façon tout en douceur de clore une expérience aussi riche et généreuse.
Parmi les différentes coupes servies au fil du menu, nos deux coups de cœur ont été :
- L’onglet, parfaitement exécuté, juteux, savoureux, avec cette texture qui fond littéralement en bouche.
- La ribeye, riche, beurrée, intense, exactement ce qu’on attend d’une grande pièce de bœuf bien traitée.
La truffe, la vraie
Et puis il y a la truffe. Dès que ce mot apparaît sur un menu, je suis vendue… à condition que ce soit bien fait. Ici, aucune trace d’huile de truffe cheap. On est clairement sur de la vraie truffe, utilisée avec finesse, en soutien à la viande, jamais pour la masquer. Résultat : une expérience encore plus décadente, mais toujours équilibrée.
Le seul petit bémol
S’il fallait noter une seule déception, ce serait du côté de la carte des vins. Elle est plutôt limitée, et lors de notre visite, il ne restait que trois vins rouges disponibles. Petite tristesse supplémentaire : le Blaufränkisch n’y était pas. On était particulièrement excités à l’idée d’en déguster un, surtout qu’on revient tout juste d’un magnifique voyage en Autriche, où ce cépage nous a complètement charmés.
Un détail, mais dans un lieu où l’expérience est aussi soignée, on s’attendait à une sélection un peu plus variée côté vins. D’ailleurs… je commence sérieusement à penser que Babines Gustatives devrait peut-être écrire une section voyage, non?
Se payer la traite (et l’assumer)
Oui, c’était dispendieux. Mais pour la fête de mon chum, j’ai décidé de nous gâter pour vrai. Pas juste « bien manger », mais vivre une expérience complète, pensée du début à la fin. Et là-dessus, Hana livre exactement ce qu’il promet.
Ce n’est pas un resto comme les autres, ni un simple steakhouse : c’est une soirée, un rythme, un feu au centre de la table, des produits d’exception et un service qui élève le tout. Une expérience unique, différente de ce qu’on retrouve ailleurs à Montréal, et qu’on n’hésiterait pas à refaire pour une grande occasion.
En résumé
Hana Korean Steak House, c’est :
- une destination parfaite pour souligner une occasion spéciale
- des viandes d’exception, travaillées avec précision
- une ambiance élégante mais festive
- un service humain, attentionné et passionné
Bref, une soirée qu’on n’oublie pas, et un restaurant où l’on a déjà hâte de retourner!


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